Savoir finir : tout un art. Il ne suffit pas de mettre le point final. Encore faut-il préparer l'effet qui fera "chuter" le propos. Dans L'Art de la fiction (Rivages, 1996), David Lodge parle d'"épilogue", de "post-scriptum", de "dénouement", et
Non, ce n'est pas un sursaut corporatiste. Non, ce n'est pas une manifestation d'orgueil. C'est juste que les historiens en ont assez d'être instrumentalisés par l'Etat, le gouvernement et la Justice à titre d'experts, commis au bon fonctionnement des lois
Pour un fois, pas de malentendu ni d'ambiguïté : les académiciens suédois membres du comité Nobel n'ont pas cherché à biaiser en couronnant l'engagement d'un intellectuel à travers un essayiste ou un dramaturge, mais bien un écrivain pour son oeuvre.
De prime abord, on se dit qu'elle est un peu jeune pour écrire ses Mémoires. A l'examen de la quatrième de couverture, où il est question de calomnie dès la première ligne, on se dit que ça va être amer.
Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,/ Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :/ Polissez-le sans cesse et le repolissez ;/ Ajoutez quelque fois, et souvent effacez."
Ces deux-là, vous n'y couperez pas à moins de tout éteindre chez vous et de ne pas sortir. Ce sont les écrivains maudits les plus répandus de l'hexagone médiatique. Impossible de leur échapper depuis une semaine et pendant une semaine
Après Ravel, Zatopek. Mais jusqu'où ira-t-il ? Espérons qu'il ira plus loin encore dans cette même veine qui n'est pas un procédé. Car une fois encore, Jean Echenoz nous comble. Son nouveau récit Courir (144 pages, 13,50 euros, éditions de
Saint-Malo-Bamako, 5000 kms à pied avec un âne et des livres, en passant par la France, l'Espagne, le Maroc, le Sénégal et le Mali. C'est le projet de Marc Roger, lecteur itinérant, pour 2009/2010. 160 lectures à voix haute ...
Vous vous en souvenez certainement, à la fin de l'année dernière, le magazine américain Time consacrait sa couverture à " La mort de la culture française" . Du moins son édition européenne car le public américain, lui, n'en a que
Qu'est-ce qu'un livre ? Un objet et un discours. On vit sur ce schéma depuis que les deux tiennent sous une forme unique, qu'il s'agisse des rouleaux de l'Antiquité, des codex manuscrits ou du livre imprimé à partir de Gutenberg.
Un roman dédié "Pour les bibliothécaires" ne saurait être entièrement mauvais. En l'espèce, c'est la moindre des choses mais la gratitude n'est pas toujours le fort des auteurs. Geraldine Brooks leur est reconnaissante car ils l'ont tous aidée d'une ...
Etrange sensation : on apprend régulièrement que des correspondances d'écrivains vont être mises au feu des enchères sans que cela nous émeuve outre mesure ; mais de savoir que celle de Julien Gracq va l'être à son tour, cela ...
A l'heure où l'on s'interroge sur le rôle que peuvent encore tenir les revues dans le débat intellectuel face à la concurrence des revues en ligne, une descente s'impose au 18ème Salon de la Revue qui se tiendra du 10
Pourtant, je m'étais promis de ne pas aller voir son film et donc de ne pas en parler. La bande-annonce m'avait suffi, impression confirmée par ses innombrables interviews. Le récent dossier du Nouvel obs, rare voix détonante dans un choeur
Ce sont souvent les livres qui font le moins de bruit qui provoquent les frémissements les plus durables. Des auteurs dits de la rentrée, Eric Holder est l'un des moins agités. Ses fidèles le savent bien, qui le suivent depuis
Céline pose autant de problème mort que vivant. Vendredi dernier, alors qu'était inaugurée la nouvelle médiathèque André Malraux à Strasbourg, les visiteurs pouvaient remarquer l'originalité de la signalétique : des phrases d'écrivains écrites un peu partout sur les murs et
Les applaudissements étaient nourris hier soir pour la première de Fanny au Théâtre du Vieux-Colombier . Ce qui n'a pas empêché que les spectateurs se posent à la sortie la même question qu'à l'entracte : que perd-on à jouer Pagnol
Ceci n'est pas une biographie. Plutôt une histoire d'amitié doublée d'un exercice d'admiration dans l'esprit du René Char en ses poèmes (1990) du même Paul Veyne. Le titre claque et s'impose avec une tranquille évidence : Foucault (220 pages, 16
Prenez des silhouettes s'enfuyant sur un chemin de halage, la grande horloge qui fait vibrer les murs, un bistro où des consommateurs qui ne sourient jamais chuchotent dans un rideau de fumée, des inconnus foulant au loin les pavés mouillés,
Vous vous en souvenez peut-être, il y a un an La République des livres se faisait l'écho du boycott d'un livre sur l'histoire de la mode vue à travers l'amitié entre Yves Saint-Laurent et Karl Lagerfeld. On le trouvait difficilement