D'importantes forces de sécurité restaient déployées jeudi dans le quartier tibétain de Chengdu, la capitale du Sichuan (sud-ouest), où la tension est montée depuis le week-end dernier, selon des témoins.
La Chine a demandé jeudi aux touristes étrangers de ne pas se rendre dans les zones de l'ouest du pays, où vivent des minorités tibétaines, touchées par des troubles ces derniers jours.
Des convois militaire chinois se dirigent vers le Tibet et les régions avoisinantes peuplées de Tibétains où les troubles se poursuivent depuis près d'une semaine, ont indiqué jeudi des témoins.
Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains en exil, s'est dit prêt jeudi à rencontrer le président chinois Hu Jintao s'il reçoit des "indications concrètes" que Pékin est prêt au dialogue, lors d'une conférence de presse à Dharamsala, dans le nord
Le numéro un chinois Hu Jintao risque d'être intraitable face à la nouvelle crise tibétaine si l'on se réfère à sa gestion implacable il y a 20 ans des émeutes à Lhassa, estiment des analystes.
Un journaliste français est présent clandestinement à Lhassa. En exclusivité pour Aujourd'hui la Chine, il explique sa frustration de ne pas pouvoir travailler ouvertement dans la capitale tibétaine.
Si les autorités chinoises évoquent aujourd'hui un retour au calme dans la capitale tibétaine après les émeutes, le mystère persiste encore sur plusieurs points. Comment expliquer la réaction tardive des forces de l'odre chinoises? Comment les émeutes ont-elles été stoppées
Le prince héritier des Pays-Bas Willem-Alexander a inauguré mercredi avec des officiels chinois le parc floral Keukenhof, consacré cette année à la Chine, restant muet sur la répression des manifestations au Tibet malgré les critiques d'organisations des droits de l'homme.
La secrétaire d'Etat française aux droits de l'Homme Rama Yade a appelé mercredi soir la Chine à "tendre la main au dalaï lama" et à respecter les Tibétains, en soulignant que si ce n'est pas le cas la communauté internationale